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 Les avions renifleurs

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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyMar 24 Nov 2020 - 17:15


Les avions renifleurs - Page 4 Re112

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Les avions renifleurs - Page 4 Re212


(extrait)


Les avions renifleurs - Page 4 Re411


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyMar 24 Nov 2020 - 18:09


Plusieurs articles de la presse francophone (37 pages) sur les avions renifleurs sont disponibles sur

https://fr.scribd.com/document/485651655/Avions-Renifleurs-Presse


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyMer 28 Déc 2022 - 16:47


Voici un document qui a été remis en main propre par la DST au représentant du SISMI à Paris, qui l'a traduit en italien et l'a envoyé à la Direction du service secret militaire italien le 11/ 18/1983.


Les avions renifleurs - Page 4 55210


(traduction à partir de l'italien, le document original en français n'étant pas disponible).


D'origine yougoslave, Daniel BOYER est né Dragan ZIVANOVIC le 16 août 1929 à BELGRADE et a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale dans les rangs des Tchetniks du général MIHAILOVIC avant de rejoindre les forces américaines en Allemagne en 1944.

En 1954, il quitte l'Allemagne fédérale pour les États-Unis, où il est successivement assistant de recherche à l'université YALE en 1954-1955, assistant-gérant d'un restaurant en 1955-1956 et chargé de cours à l'université COLUMBIA en 1956-1958. Il s'est marié en 1954 avec Bernardine HEYWOOD, la fille d'un sénateur américain.

En 1958, Dragan ZIVANOVIC obtient la nationalité américaine et est autorisé à porter le nom de Daniel BOYER.

Des informations incontrôlables prétendaient qu'il avait pu avoir ses soutiens aux USA parce qu'il avait été élevé ou avait pu poursuivre ses études grâce à la famille ROOSEVELT.

En 1960-1965, Daniel BOYER préside la société "Danoral Films Inc.", 310 Madison Avenue à NEW YORK. Cette société est rachetée en 1964 par "Doubleday Doran Inc.", mais BOYER continue à occuper le même poste. "Danoral" s'est vu confier l'exploitation et la diffusion/vente d'une proportion considérable de films techniques et documentaires réalisés ou commandés par divers ministères et administrations américains.

BOYER nous est également connu pour sa coopération, toujours pour le compte de cette société, avec les hommes du FLN algérien implantés au Maroc en 1961.

En 1962, l'attention de la section bulgare de la DST française est attirée par Charles BOYER.

Dès le début des années 1960, BOYER s'installe à PARIS tout en maintenant ses relations aux USA.

En 1969, grâce aux liens qu'il entretient avec son pays d'origine, il a l'occasion de participer aux négociations pour la fourniture d'armements par la France aux milices de défense territoriale en YOUGOSLAVIE.

Fin 1982, il vit à PARIS avenue Pierre Ier de Serbie et a acheté une somptueuse villa à BRUXELLES-Uccle,

Ses principaux "titres sociaux" parisiens, en plus de ses activités commerciales et financières, sont les suivants :

- directeur du "Collège Schiller" à PARIS
- représentant autoproclamé du parti démocrate américain pour la France.

Appréciation : Daniel BOYER présente les caractéristiques typiques d'un aventurier qui a réussi à se faire une place remarquable dans les milieux les plus divers. Intelligent et dynamique, il a su se consacrer au rôle d'intermédiaire privilégié dans un nombre considérable d'affaires commerciales, financières, politiques et diplomatiques.

Il est important de noter que la plupart des affaires traitées par BOYER dépendent de toutes ou de plusieurs de ces catégories à la fois.

Le secret d'une bonne compréhension des activités de Daniel BOYER se trouve dans les relations particulièrement étroites qu'il entretient avec AVV. Jean VIOLET. Tout porte à croire que ce dernier, haut personnage du monde des affaires et de la politique internationale, considère BOYER comme un véritable agent qu'il commande et dirige à sa guise.

(...)


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HERVE




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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyJeu 29 Déc 2022 - 12:39


(suite)

1) Activités commerciales et financières légales ou semi-légales et liens avec les trafiquants.

 - Vinko-BRASI et COVEX : v.3°

 - Fraude à l'encontre de la société "Elf-Aquitaine" en 1977-1978 : BOYER, qui était en contact permanent avec l'avocat Jean VIOLET, était le principal acteur de cette affaire avec le Belge Alain de VILLEGAS. Ce dernier présidait l'AEC/European Airlines Company, qui se spécialisait principalement dans l'affrètement d'avions. Il a également présidé l'AEC/Advanced Equipment Co, basée à WASHINGTON. VILLEGAS avait des relations étroites avec l'UBS/Union des banques suisses (dont le directeur Philippe de WECK était un ami de VIOLET) et la banque SCHROEDER.

En 1979, ERC devait être racheté par AEC de VILLEGAS et "Air Sciences", dont le siège est situé au 940 Render Building-1120, Connecticut Avenue - 20036 WASHINGTON D.C. "Air Sciences" avait été fondé par BOYER.

L'escroquerie portait sur une méthode soi-disant révolutionnaire d'exploration pétrolière proposée par l'Italien Aldo BONACELLI. L'opération ayant coûté plusieurs dizaines de millions de dollars à "Elf-Aquitaine", BONACELLI a proposé en 1979 de rembourser cette somme grâce à un "soutien considérable" en Italie. Il a surtout mentionné un certain GOGLIORI (orthographe phonétique).

BONACELLI annonce son intention de proposer sa "découverte" à l'URSS, en utilisant les mêmes "supports" en Italie.

 - BOYER a apporté en 1982 des fonds considérables à l'hebdomadaire belge "L'évènement", propriété de Christian TAVERNIER, dont nous connaissions déjà les liens avec l'équipe de VIOLET. TAVERNIER est un homme de droite, ami de Maurice BREBART et de Pierre DAVISTER. Tous trois s'inscrivent dans le milieu des militants d'extrême droite, influents en Afrique francophone, qui sont en contact avec de nombreux mercenaires.

- Relations d'affaires avec un certain CHASSAIGNE, de la société "Tardivat International". Cette société est présidée par Jean Marie DAUZIER, PDG de l'UFEA, l'Union financière pour l'Europe et l'Afrique, filiale du groupe GOLDSCHMIDT. Ce dernier dépend de la Banque commerciale pour l'Europe du Nord/Eurobank. La BCEN est la banque soviétique implantée à PARIS.

- BOYER entretient des relations à tous les niveaux au sein de la compagnie pétrolière "EXXON".

- Commerce avec l'URSS en coopération avec Me Jean VIOLET, 'PECHINEY -UGINE KUHLMANN' et 'SAINT GOBAIN'.

- Relations d'affaires avec la "Trade Development Bank", place Vendôme à PARIS. Il s'agit de la banque de la "Lebanese Restoration Society" dont le véritable propriétaire est Tony FAREZ, dont les références sont : Société "Le Rallye", 11 bis, rue Volney - PARIS 2e (Tél. 261.17.04).

- En décembre 1976, BOYER entre en contact régulier avec Boris XOUSSEV (ort. phon.), domicilié à la Résidence Green Park, 66 B avenue de Tervueren, 1040 BRUXELLES. XOUSSEV est à cette époque directeur financier de PRB/"Poudrières Réunies de Belgique", 168 avenue de Tervueren, 1150 BRUXELLES. PRB est un conglomérat dont les activités se situent d'une part dans le domaine de l'armement et d'autre part dans la vente d'hôpitaux clés en main et la phytopharmacie.
Le principal débouché de PRB dans tous les domaines est le Moyen-Orient.
PRB a été citée comme intermédiaire autorisé de la société bulgare "KINTEX", une façade pour les services spéciaux bulgares, impliquée dans le trafic d'armes et de drogue.

XOUSSEV était en contact en 1976 avec le Libanais TOUTOUNSI.

(...)


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyJeu 29 Déc 2022 - 14:36


(suite)

- BOYER et JEAN-FELIX ORSINI ont participé à des investissements américains en Algérie en 1977. A cet égard, ils ont travaillé avec l'Algérien DIOURI, de la société immobilière 'GENERO', située au 166, avenue de Versailles - PARIS 16e.

- BOYER a travaillé en étroite collaboration avec Jacques GUIBERT, du cabinet 'International Consultants', 137 rue du Ranelagh - PARIS 16e. Il est à noter que l'épouse de GUIBERT est la belle-sœur de Gérald CAUVIN, responsable des opérations internationales de THOMSON CSF en 1968-1975.

- Sous l'égide de Me VIOLET, BOYER ne cesse de travailler avec Jean-Félix ORSINI, dirigeant de la "Société Industrielle de MONACO", basée au 20 boulevard Princesse Charlotte à MONACO.
Le domicile d'ORSINI était encore récemment à la même adresse.
Le correspondant d'ORSINI à BRUXELLES, Maître JONET, est un excellent ami de Monsieur VIOLET.

- BOYER est en relations d'affaires avec Jacques HENCE (phon.) fils d'un des plus importants banquiers de GENEVE.

- Carlo PESENTI : voir notre note du 25/10/83.

- Le financier texan Bentlief BENNET : voir notre note du 25/10/83.

- Relations commerciales avec l'Américain FISHMAN et le Français Paul CHANTREL.

- BOYER et Hélène FABRA : ont collaboré à la création en 1977 de la "Euro American Investment Corp." à WASHINGTON, à laquelle participait également Stanley MORRIS de NEW YORK.

Hélène FABRA s'appelle en réalité Héléna FABRA-ROVIRA, née Ileana BRATIANU le 4/4/1929 à BUCAREST. Elle a été dénoncée en 1965 pour ses contacts avec Constantine DRAGAN, fortement soupçonné de travailler pour la "Securitate".

Hélène FABRA est l'épouse de Paolo FABRA, l'un des principaux responsables du département Economie-Finance du journal "Le Monde".

(...)


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyJeu 29 Déc 2022 - 15:10


(suite)

- Collaboration avec la société française "Nord-France" et la société yougoslave "COVEX" pour pénétrer le marché américain.

- Professeur VALORI : voir note du 25.10.83 et note du 8.11.83.

- Liens avec "Triad" d'Adnan KHASSOGGI et "TAG" d'Akram OJJEH.

- BRUEGGER, architecte à FRIBOURG (Suisse), est recommandé par ORSINI pour travailler sur des projets de construction au Moyen-Orient.

- Paul ALBA et Jean TROPEL, de la société "Elf-Aquitaine".

- Le 5/6/79, Me VIOLET recommande quelqu'un qu'il décrit comme "très important". le belge Benoît de BONVOISIN.

- Relations fréquentes avec SAAR-DEMICHEL dans le cadre des affaires commerciales avec l'Est.

- MONTAIGU de la société CGA, 9 rue Descombes, PARIS 17e.   MONTAIGU était un actionnaire de SOLA, connue pour ses activités douteuses.

- 1977 : Affaires avec l'Américain Stanley MORRIS, Adnan KASHOGGI et Alexandre PIANON, un architecte vivant à VENISE (Italie), concernant la reconstruction au Liban.

- Théodore et Serge HERVEL de la société SOGEVRIM, de GENEVE.

- Edouard ONO, à MEDELLIN (Colombie).

- Affaire "UNINDUS". Cette société est simultanément liée à l'Union des Banques Suisses et à Elf-Aquitaine. Me Jean VIOLET a joué un rôle capital dans les coulisses. En novembre 1978, lorsque UNINDUS (surnommée "la société des barbouzes") ouvre un bureau à NICE, VIOLET envisage de faire venir BOYER.

En 1979, "UNINDUS-PARIS", 73 avenue Franklin Roosevelt, était une filiale de la société suisse "UNINDUS S.A." basée au 13 rue du Général Dufour à GENEVE. Elle était dirigée par le Suisse René MERKT. Le directeur de la succursale de Paris était Jean TROPEL.

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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyVen 30 Déc 2022 - 10:09


(suite)

- Gonzague du CHEYRON du PAVILLON, gérant en 1977 de la société SOCOMBE/Société Commerciale d'Exploitation et de Gestion, ex-officier condamné en 1963 à la suite des événements d'Algérie, très proche de Me VIOLET, BOYER et "UNINDUS", présenté comme l'un des principaux recruteurs de mercenaires en France.


2) Les relations dans le monde politique et diplomatique

- Parti démocrate américain : BOYER a réussi à se faire confier la représentation du Parti démocrate pour la France dans les années 1970. Il est certain qu'il a maintenu des contacts étroits avec le comité exécutif de ce parti pendant de nombreuses années. Des informations non confirmées indiquent qu'il aurait pu être un conseiller officieux et discret du président CARTER, notamment sur les relations est-ouest.

- Avec VIOLET et ORSINI, BOYER a été activement impliqué dans l'UNITA, le FNLA d'ANGOLA et le FLEC/Front de Libération de l'Enclave de Cabinda. BOYER était un ami proche de Dominique de ROUX, le meilleur soutien de Jonas SAVIMBI. Le frère de Dominique de ROUX, Me Xavier de ROUX, est l'un des plus proches conseillers de BOYER. Selon certaines rumeurs, la découverte par Dominique de ROUX des liens yougoslaves entretenus par BOYER ne serait pas étrangère à sa mort brutale.

- James HOGAN, diplomate américain.

- Robert Mc NAMARA et M. KATZ, ancien chef de la section africaine de la Banque mondiale.

- Les chrétiens libanais au nom desquels il a assuré un approvisionnement en armes, munitions et médicaments, tous en provenance de Yougoslavie, en 1976-1977. C'est à ce titre qu'il est alors l'invité personnel du président SARKIS.

- En février 1977, BOYER séjourne à PRETORIA à l'invitation personnelle du premier ministre sud-africain John VORSTER et de son ministre de la défense. Cette invitation, ainsi que les contacts que BOYER entretient avec d'autres diplomates et agents des services spéciaux sud-africains, doivent être mis en relation avec son action en Angola.

- Certains milieux français proches du gaullisme, impliquant notamment plusieurs personnes liées au trafic d'armes : Jean-Pierre LENOIR, STARCKMANN (propriétaire des "Régies Monceau"), Jean-Marie LAMOULIATE (mort en janvier 1977), Jacques ZAHM et Michel de BOURBON-PARME.

Il faut y ajouter l'ex-ministre Philippe DECHARTRE, plusieurs personnalités proches de Michel DEBRE et Paul RIBOULET, un ami de l'aventurier Jean KAY.

- En octobre 1977, BOYER est élu président d'un Institut des droits civiques qui s'inscrit dans la même orientation politique et auquel participe l'ex-ministre et homme d'affaires André BETTENCOURT.

- Relations avec la presse et notamment avec Bernard LOTH (de l'AFP), Jean-Marc KALFLECHE (du "Quotidien de Paris" spécialiste de l'Afrique), Michel LAMBINET (gratte-papier employé par les services de renseignement et agent multiple, notamment de la Libye).

- Général KAULZA de ARRIAGA, leader politique de la droite portugaise.

- M. DIEFFENBACHER, ex-préfet de la Réunion, grand ami de l'homme politique algérien BEDJAOUI.

- Franz-Josef STRAUSS et l'archiduc Otto de Habsbourg, avec lesquels BOYER a pu entrer en relation dans le cadre de son travail pour Me VIOLET.

- Le CFR/ Council on Foreign Relations américain, un organisme contrôlé par l'IPS/ Institute for Political Studies, connu des services italiens.

NB : De même que la meilleure explication du caractère subversif de l'action de Me VIOLET se trouve dans son engagement pour le mondialisme et le vif intérêt que les Soviétiques ont toujours porté à cette utopie, de même la meilleure explication de l'influence de BOYER se trouve dans son double engagement : avec l'Orient et avec le CFR/IPS. L'homme politique américain avec lequel BOYER semble avoir les meilleures relations serait le diplomate George BALL.

(...)


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyVen 30 Déc 2022 - 13:57


(suite et fin)

- Zbigniew BRZEZINSKY avec qui BOYER et VIOLET ont eu un déjeuner à trois le 1/5/77 pour discuter de leurs affaires.

- En août 1977, BOYER et un de ses amis, fonctionnaire de l'OCDE, préparent la création d'un "Institut pour l'étude d'un nouvel ordre économique international", qui doit réunir des personnalités de l'Est et de l'Ouest. BOYER a alors déclaré qu'il avait l'assentiment de la diplomatie chinoise et surtout qu'il avait suscité l'intérêt des Roumains.

BOYER a placé cet institut dans la même veine qu'une tentative similaire, également non officielle mais éphémère, qui avait échoué plus tôt au Brésil et qui avait déjà donné lieu à des rencontres avec les dirigeants roumains.

- Me JONET, de BRUXELLES (voir ci-dessus), un ami d'Otto de Habsbourg.

- Jean VIGNEAU, du "Centre International d'Etudes du Monde Moderne", 11, rue Laugier - PARIS 17e, collaborateur de Me VIOLET.

- Me Mohsen SLIM, grand avocat libanais, probable agent d'influence du plus haut niveau.


3) Relations avec les Yougoslaves
 
- Il est à noter que Daniel BOYER a un frère qui est avocat, exerçant en Yougoslavie.

- VINKO, qui peut être appelé Vinko BRASI, pour lequel BOYER fait des affaires et sert d'intermédiaire. Ce VINKO a de multiples activités en Yougoslavie (Casino de DUBROVNIK), au Portugal, en Syrie et au Liban.

VINKO, dont le siège social est situé à DATA SARL à PARIS, a obtenu la représentation du COVEX pour la France en 1977. Il serait également lié au groupe GOLDSCHMIDT (voir ci-dessus) et à la banque VERNET.

COVEX, dont le siège est situé rue Milos Veliki à BELGRADE, est une puissante société d'État qui a le droit exclusif de représenter 200 à 300 entreprises italiennes en Yougoslavie.

VINKO est un ami de BILJANOVIC (ou BILYANOVIC) (voir ci-dessous).

- Branko BILJANOVIC, Consul Général de Yougoslavie à PARIS, officier de l'UDBA et probable 'résident' à PARIS. BOYER et lui ont des amis communs en Yougoslavie.

- Le 3.6.78, BOYER a parlé avec un Yougoslave nommé MICHO (pas mieux identifié) d'un certain ACA, un Macédonien, propriétaire d'une société à MONTECARLO et y résidant. Ce MICHO a collaboré avec l'ancien ministre Philippe DECHARTRE,

- Ljubivje STEFANOVIC, un ami de BOYER, qui est descendu en mars 1977 à l'hôtel "Crillon" à PARIS. La réservation de la chambre avait été faite par la société italienne des "Edizioni Rizzoll".

- Le Roumain TATARESCU (bien connu de VALORI) au sujet duquel nous vous enverrons une carte spéciale.

- ZARIC Micko, conseiller de presse à l'ambassade de Yougoslavie à PARIS, officier des services spéciaux.

- Les cercles parisiens de l'émigration yougoslave.

- Le 17.2.79, BOYER rencontre un certain GOLUBOVIC de passage à PARIS et en partance pour BELGRADE. GOLUBOVIC a informé BOYER que le Consul BILJANOVIC serait remplacé à PARIS par NESIC en mars 1979. BOYER, connaissant bien ce dernier, a demandé à GOLUBOVIC de porter une lettre à NESIC à son retour à BELGRADE.


NB. Le résident de l'UDBA à PARIS est traditionnellement le Consul Général, il est donc probable que NESIC soit un membre des services spéciaux.

_ _ _

NOTE : Les informations ci-dessus sont toutes (sauf indication contraire) antérieures à 1980.

Cette liste peut paraître confuse. Il s'agit du résultat d'une première recherche, compte tenu de notre volonté de vous fournir un maximum de noms dans un minimum de temps, afin de déterminer ceux qui apparaissent dans le contexte global de l'affaire GELLI et d'orienter ainsi nos recherches sur les personnes ou les organismes les plus intéressants.


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyVen 30 Déc 2022 - 14:54


Dans le document ci-dessus, on peut noter :

- BOYER a apporté en 1982 des fonds considérables à l'hebdomadaire belge "L'évènement", propriété de Christian TAVERNIER, dont nous connaissions déjà les liens avec l'équipe de VIOLET. TAVERNIER est un homme de droite, ami de Maurice BREBART et de Pierre DAVISTER. Tous trois s'inscrivent dans le milieu des militants d'extrême droite, influents en Afrique francophone, qui sont en contact avec de nombreux mercenaires.

_ _ _

Schéma de Paul Latinus : voir le lien accentué entre "De Villegas" et "L'événement"...

Les avions renifleurs - Page 4 Tian10

_ _ _


Les avions renifleurs - Page 4 Brebar10

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Dossier Godbille :

Les avions renifleurs - Page 4 Go1410


Les avions renifleurs - Page 4 Go1510

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V...: Enquête sur l'affaire des «avions renifleurs»
Pierre Péan

Les avions renifleurs - Page 4 Pilote10

(...)

Les avions renifleurs - Page 4 Aix10

_ _ _

"Rogue Agents" (David Teacher)

https://www.cryptome.org/2012/01/cercle-pinay-6i.pdf

Les avions renifleurs - Page 4 Unindu10


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptySam 31 Déc 2022 - 16:34


On peut aussi noter :

- Gonzague du CHEYRON du PAVILLON, gérant en 1977 de la société SOCOMBE/Société Commerciale d'Exploitation et de Gestion, ex-officier condamné en 1963 à la suite des événements d'Algérie, très proche de Me VIOLET, BOYER et "UNINDUS", présenté comme l'un des principaux recruteurs de mercenaires en France.

_ _ _

https://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/dps/r1622p02.asp

· L'Organisation Gestion Sélection (OGS), située 5, rue Alexandre Parodi, à Paris (10ème), est spécialisée dans le recrutement d'anciens légionnaires et parachutistes. Cette société sert de vivier aux réseaux de mercenaires. Son PDG, M. Gonzague du Cheyron du Pavillon, est un ancien dirigeant de l'OAS, ainsi que M. Daniel Godot, administrateur d'OGS. Elle a pour commissaire aux comptes M. Christian Baeckeroot, cadre frontiste francilien et ancien trésorier du parti de M. Jean-Marie Le Pen.

OGS a recruté, en 1996, des mercenaires pour assurer la sécurité d'infrastructures pétrolières de la société Total en Birmanie. Cela a d'ailleurs abouti à une situation tout à fait originale, puisque, tandis que des personnes étaient recrutées pour protéger les installations de la société Total, d'autres l'étaient aussi pour encadrer la guérilla Karen. En juin 1997, OGS a également accepté un contrat de la direction de l'entreprise Valéo basée à Evreux. Une trentaine de vigiles parmi lesquels figuraient plusieurs membres du DPS composaient cette équipe, dirigée par un membre de réseau de mercenaires, dont la mission consistait à déménager les machines-outils de l'entreprise alors en grève. Une seconde opération, conduite par un membre du DPS, a eu lieu chez Valéo le 29 juillet 1997.

_ _ _

Mémoires impubliables
Pierre Péan

Les avions renifleurs - Page 4 Pipe10


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptySam 31 Déc 2022 - 17:46


Quand il est question d'anciens légionnaires et parachutistes, on pense à Elio Massagrande et Dominique Erulin qui se sont très probablement connus au Paraguay.

Il est aussi question de la société Normandy (Dominique Erulin) dans

https://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/dps/r1622p02.asp

· La société Normandy, SA au capital de 250 000 francs, a son siège 48/50, rue de Sèvres, à Boulogne-Billancourt.

Rendue célèbre par une intervention nocturne, le 7 février 1982, contre des grévistes de la fromagerie Besnier à Isigny dans le Calvados, Normandy a été fondée par l'ancien militant OAS - décédé le 29 décembre 1993 - Fernand Loustau. Ses fils, Philippe - actuel directeur général et administrateur de la société - et Axel - administrateur également - comptaient, il y a quelques années, parmi les principaux animateurs de Groupe Union Défense (GUD). Durant la campagne électorale des régionales de 1992, M. Axel Loustau assurait la coordination entre Normandy et le GUD pour la fourniture de renforts au service d'ordre du Front National. A cette occasion, M. Fernand Loustau lui-même a été remarqué à plusieurs reprises, dirigeant les effectifs sur le terrain.

Les liens privilégiés et historiques de la société Normandy avec le Front National et son service d'ordre (chargé de l'organisation d'un dispositif de sécurité pour le Front National lors de la célébration nationaliste parisienne de la fête de Jeanne d'Arc, le 10 mai 1981, l'ancien mercenaire Dominique Erulin était directeur technique de Normandy cette même année) en font, actuellement encore, selon toute vraisemblance, une des principales filières d'approvisionnement, notamment en matériel, du DPS. En effet, lors d'une perquisition au siège de la société le 22 janvier 1997, 32 armes à feu, la plupart en vente libre, ainsi que des manuels de fabrication d'engins explosifs, ont été découverts par la brigade criminelle.


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyLun 2 Jan 2023 - 7:24


Les avions renifleurs - Page 4 Db110


Les avions renifleurs - Page 4 Db210

(traduction)

REFERENCE : M. 5265/15-FRA/051 du 22 octobre 1993

1. Des informations récentes provenant de sources occasionnelles et non confirmées semblent montrer que Carlo PESENTI aurait effectivement eu des relations privilégiées avec GELLI, en plus de celles découlant de son appartenance à la P2.

2. Ayant eu des contacts avec les milieux monégasques, il n'est pas exclu que PESENTI ait pu contribuer à la fuite de GELLI.

3. Quant à Daniel BOYER, il est certain que PESENTI était en relation d'affaires avec lui en 1977. Il n'y a aucune indication de la participation de GELLI dans cette affaire. Il n'y a pas non plus d'indication que PESENTI ait participé à d'autres affaires de BOYER.


_ _ _ _ _ _ _

Note : il ne faut pas oublier que Carlo Pesenti a contribué à financer Avanguardia Nazionale de Stefano Delle Chiaie...


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C.P.




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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyLun 2 Jan 2023 - 11:26

En tout cas, les avions renifleurs n'ont jamais reniflé quoi que ce soit: drogue, pétrole ou TBW Wink
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HERVE




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J'ai retrouvé le document original en français...


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Quelques extraits :


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Dans le schéma de Paul Latinus :


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(traduction)

SUJET : Licio GELLI. Évasion de prison à Genève.

I. En ce qui concerne l'affaire en question, les informations supplémentaires suivantes ont été obtenues à titre fiduciaire :

a. l'ingénieur Carlo PESENTI, né à Bergame le 15 juin 1907, demeurant à Montecarlo - Avenue des Citronniers n. 2, bien connu président de la célèbre "SOCREDIT" basée à Monaco, Boulevard d'Italie no. 9, peut avoir facilité l'évasion de GELLI.

Le même serait en contact avec les personnes suivantes :

- Daniel BOYER, d'origine slave, naturalisé français, homme d'affaires reconnu à l'échelle internationale ;

- Jean VIOLET, avocat, administrateur de diverses sociétés, intéressé par les trafics peu clairs ;

- un certain BENTLIEFF (phonétique), banquier texan et David ROCKFELLER.

Ceux-ci ont été signalés dans des relations avec les milieux de la Loge P 2, ainsi qu'avec des hommes d'affaires (KASHOGGI, TRABOULSI et OJJEH) notoirement liés aux milieux financiers monégasques ;


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Les avions renifleurs - Page 4 EmptyMar 3 Jan 2023 - 17:58


https://www.lemonde.fr/archives/article/1984/01/21/les-explications-de-m-boyer-homme-d-affaires-de-l-inventeur-belge_3002838_1819218.html?random=745062336

Les explications de M. Boyer homme d'affaires de l'" inventeur " belge

Publié le 21 janvier 1984

Washington. - Homme de confiance du comte Alain de Villegas de 1978 jusqu'à maintenant, protagoniste essentiel à ce titre de l'affaire des " avions renifleurs ", M. Daniel Boyer surprend. Ce petit homme fatigué, qui frappe à la porte du bureau américain du Monde, n'a ni la prestance de son employeur, ni l'autorité naturelle de MM. Albin Chalandon ou Pierre Guillaumat, ni la loufoquerie de M. Aldo Bonassoli, l'" inventeur " italien, ni surtout l'assurance de Me Jean Violet, l'avocat d'affaires international qui l'avait précédé comme conseil de M. de Villegas.

Lui, il a de grands yeux d'enfants dans un visage lourd, des vêtements lustrés d'employé modeste, et en a par-dessus la tête d'être dépeint comme un homme de l'ombre, agent de la CIA ou de mystérieux réseaux politico-vaticanesques. Sa vie - il le concède avec accablement - est pleine de hasards étranges, mais en fait tout est, à l'entendre (neuf heures durant), si simple que quelques phrases pourraient tout résumer.

L'argent, d'abord. Les 200 premiers millions de francs suisses, soit 555 millions de francs, qui ont été versés par ELF-Aquitaine de 1976 à 1978 (avant qu'il n'entre en scène), il ignore à quoi ils ont été employés. Mais le mystère ne devrait plus longtemps persister.

Le 7 janvier dernier, il a en effet rencontré M. de Villegas à New-York et il croit pouvoir dire, avec une quasi-certitude, que le comte belge chargera bientôt un grand avocat parisien de présenter des comptes détaillés. Et cela, souligne M. Daniel Boyer, bien que le comte eût reçu quitus d'ELF-Aquitaine en bonne et due forme pour l'exécution du premier contrat.

Quant aux 250 millions de francs suisses versés à la suite de l'accord conclu le 24 juin 1978, tout ce qui n'a pas déjà été remboursé (soit 43 millions de francs suisses - environ 164 millions de francs) le sera, comme cela avait toujours été convenu avec ELF, dans les mois à venir - dès qu'aura été terminée la liquidation des actifs des sociétés créées par M. de Villegas.

Pour ce qui est de l'" invention ", ce n'est pas lui, M. Daniel Boyer, qui aurait pu se douter de quoi que ce soit quand des " polytechniciens " d'ELF y croyaient dur comme fer. Aujourd'hui encore, il n'a pas d'opinion et s'interroge sans comprendre. Enfin, son rôle dans l'affaire serait limpide. Conseiller en investissements, il a d'abord cru participer à une gigantesque entreprise industrielle dont il pouvait espérer la fortune, et s'emploie, depuis l'écroulement du rêve, à ce que chacun rentre dans ses droits.

Reprenons dans le détail. M. Daniel Boyer, ressortissant américain (" depuis la fin des années 50 "), est né Daniel Javanovitch, en 1925, à Belgrade, dans une famille d'avocats et de professeurs. Enfant, il a vécu entre Paris et la Yougoslavie, élevé par les Pères, bien qu'il fût orthodoxe.

Janvier 1944, l'aventure commence " sinistrement ". Il est arrêté par la Gestapo. Il est, dit-il, torturé au point d'avoir aujourd'hui un visage " en plastique " (" pas la peau, en dessous ") et d'en avoir gardé une inaptitude à se souvenir des détails quand il n'a pas le secours d'un agenda.

Le voilà d'abord, dans une mine désaffectée en Allemagne. Il s'en échappe en creusant un tunnel, gagne la France et, aidé par des paysans, se joint à la Résistance aux environs de Verdun.

Il n'a pas vingt ans à la fin de la guerre. Daniel Boyer entre à l'Institut d'études diplomatiques que dirige René Cassin, premier civil à avoir rejoint de Gaulle à Londres, prix Nobel de la paix en 1968, et dont deux fondateurs sont maître Violet, aujourd'hui célèbre, et le Père Dubois, mort il y a quelques années, et qui était " je crois une sorte d'éminence grise de l'Église ". L'étudiant Boyer, lui, milite aux jeunesses socialistes. Vers 1951, il part aux États-Unis, enseigne et suit des cours aux universités de Yale et de Columbia. Il se lance dans les affaires, travaille pour l'Encyclopaedia Britannica, fonde avec deux associés une société de " machines à enseigner " pour le tiers-monde, tourne pour la chaîne de télévision NBC un reportage sur l'indépendance algérienne, représente en France deux gros éditeurs américains.

Me Violet : un homme très secret

" Par des hasards que j'ai oubliés ", on lui propose " aux environs de 1971-72 ", de devenir doyen de la section française du collège Schiller, une université américaine fondée en Allemagne à la fin de la guerre. Parallèlement, il devient conseil de sociétés américaines voulant s'installer en France, ou françaises voulant s'installer aux États-Unis.

Et Me Violet, perdu de vue ? Dans un premier temps, oui, puis des rencontres espacées quand il venait à New-York avec le Père Dubois " pour assister la mission du Vatican à l'ONU dont il était, je crois, conseiller ".

" C'était un ami ?

- Vous savez, c'est un homme très secret qui circule. Un homme important avec lequel on ne discute pas. Il était toujours très gentil, mais nous ne discutons jamais politique car moi je suis un démocrate, plutôt de l'aile gauche du parti, et pour lui les démocrates, ce sont des espèces de cocos ". Il a la voix lente d'un homme cherchant ses phrases, presque éteinte à force de concentration.

Comment a-t-il rencontré l'inventeur belge ?

Alain de Villegas a un frère, Fernand, qui voulait envoyer son fils étudier en Amérique. Fernand vint s'adresser à Daniel Boyer. Le rendez-vous, auquel il se trouve que Me Violet assistait, a lieu " dans les salons du George-V ou d'un autre grand hôtel parisien, je ne sais plus ", en juin 1978, le mois même de la signature du second contrat avec ELF. Le comte, qui assure vouloir trouver des sources dans les déserts, explique que " l'argent n'a pas d'importance " et demande qu'on lui trouve " une immense propriété " pour le laboratoire, qu'on recrute du monde et " éventuellement qu'on achète une université ". " Pour moi, c'était un client comme un autre qui avait une obsession, le danger des invasions communistes, et voulait traverser l'Atlantique. "

La rencontre est brève, une autre suit " un mois après environ ". Quand le comte demande une seconde étude sur les perspectives de l'aquaculture " en octobre ou en septembre, Villegas, très nerveux, me demande de l'accompagner avec sa fille Anita dans la propriété de Me Violet, près de Saint-Raphaël ".

Ils y vont. Me Violet et M. de Villegas s'absentent pendant deux heures. Le comte revient " extrêmement agité ", refuse une invitation à dîner de l'avocat et tous trois regagnent leur hôtel. Deux heures plus tard, Mlle de Villegas, " affolée ", frappe à la chambre de Daniel Boyer et le prie de venir voir d'urgence son père. " Il était dans tous ses états, pleurant hystériquement dans son lit. Je ne savais que faire. Je l'ai supplié de s'habiller et de venir faire une promenade sur la plage. Là, il se calme. Mais en réponse à toutes mes questions, il répond : " Je ne peux pas vous le dire... "

L'un rentre à Bruxelles, l'autre à Paris. M. Boyer téléphone à Me Violet, téléphone à Villegas, mais personne ne lui dit rien jusqu'au jour où le comte lui demande : " Êtes-vous prêt à m'aider si je faisais appel à vous ?

- Certainement, mais en quoi ? "

Le comte ne répond pas, puis " annonce qu'il ne veut plus travailler avec Me Violet, me demande de le représenter désormais et envoie une lettre le 8 ou le 9 décembre à ce sujet à la société commune créée par ELF et OMNIUM, oh, je ne sais plus exactement ; c'est dans le rapport de la Cour des comptes, OMNIUM industriel et minier, je crois ".

" À ce moment, poursuit M. Boyer, je ne savais toujours rien. Me Violet vint à Paris et m'expliqua : " Il y a un problème extrêmement sérieux, je ne peux plus travailler avec de Villegas, vous devez nous aider. " Et il m'annonce qu'on va faire une enquête de sécurité sur moi. "

" Deux ou trois jours plus tard, il me fait venir dans un bureau rue La Boétie, sans aucun contact. Il y avait une vingtaine de personnes, toutes s'appelaient par leurs prénoms. On ne me présente pas et on me fait signer un papier par lequel je reconnais avoir pris connaissance de l'article je ne sais plus combien du code pénal, punissant de cinq ans de prison la trahison de secrets industriels et militaires.

- À quelle date a eu lieu cette réunion ?

- Oh, vous savez, je ne sais plus, c'était il y a cinq ans... à deux jours près... début janvier 1979... ? Oui, c'est ça... "

À cette date, Daniel Boyer apprend qu'une " découverte spectaculaire a été faite en matière de recherches pétrolières " et qu'ELF est partie prenante. " Il me précise qu'il ne faut pas même faire allusion au secret du secret, que les personnes présentes sont des experts d'ELF et me dit que Villegas est impossible, qu'il a confiance en moi parce que je suis américain, mais qu'ils savent aussi que je suis un ami de la France et qu'il faut que je les aide à réaliser cette affaire capitale pour le monde occidental et à empêcher que le comte - c'était son nom de code - ne foute le camp ailleurs. Il me montre le contrat qui porte sur 250 millions de francs suisses déjà versés et une tranche équivalente à venir plus tard. "

M. Boyer part à Bruxelles et accompagne le comte, lui faisant valoir les difficultés juridiques énormes à rompre avec ELF. " Il s'accrochait à moi. Comme Américain, j'étais le seul à pouvoir le sauver de cet engrenage, communiste, révolutionnaire... Vous savez, il avait vécu seul avec Bornassoli pendant de longues années sans un seul ami, plongé dans ses recherches. C'est un visionnaire qui croit en l'humanité. Le problème, en fait, c'était tout ce conflit de personnes et de compétences.

" Je suis allé expliquer la situation à M. Chalandon président d'ELF-Aquitaine, qui était un peu sceptique mais néanmoins enthousiaste. Vous savez, on emmerdera tous les Arabes... Il voulait développer ELF, il m'a demandé de calmer Villegas (...). Début 1979, j'ai passé mon temps à essayer d'éviter la brouille - c'était un cauchemar. "

Les essais succèdent aux essais. Après celui de Pau, M. Chalandon demande que l'équipement soit laissé sur place en France. Fureur de M. Bonassoli, que M. Boyer prend à part avec M. Tanguy de Villegas, le fils, " un jeune homme un peu agité ". Il obtient son accord. M. de Villegas veut désormais que tout se déroule à Bruxelles. ELF veut que tout se passe en France.

M. Horowitz, le scientifique auquel ELF a fait appel, découvre une supercherie. M. Aldo Bonassoli s'obstine. M. Chalandon finit par demander à M. Boyer de faire cesser tout cela. Les accusations fusent. Mlle de Villegas (" une femme solide ") empoigne M. Bonassoli (" Il est petit ") et veut le frapper. M. Boyer le sauve. M. Bonassoli explose, " dit qu'il en a marre, que son procédé est valable mais qu'on l'a tant poussé à produire des résultats immédiats qu'il a fait des fautes pour qu'on lui foute la paix ". M. Daniel Boyer : " Si Villegas avait été un escroc, rien ne l'aurait empêché de partir bien avant avec les fonds ". Or il disait : " Si Bonassoli a fait une connerie, remboursez tout à ELF. " Tentons une synthèse. M. Boyer obtient du comte d'autoriser M. Philippe de Weck, alors président de l'Union de banques suisses, à bloquer, au profit d'ELF, ce qui se trouve encore en banque : 207 millions de francs suisses. Pour rembourser le reste, explique M. Boyer, il fallait liquider des actifs. M. Chalandon tenait à préserver la réputation d'ELF, et dut admettre qu'une brutale mise en liquidation des sociétés alarmerait les syndicats et qu'il fallait donc revendre mais en douceur.

M. Boyer sort de son attaché-case la photocopie de deux feuilles et demie sur papier libre, signature illisible, et datés à la main, si l'on lit bien, du 23 juillet 1979. C'est le contrat organisant la rupture. Il annule l'affaire, avant de détailler les différents versements du remboursement de 207 millions de francs suisses. Le solde, soit 43 millions de francs suisses, " fera l'objet d'un engagement séparé, signé conjointement par la FISALMA et MM. de Villegas et Bonassoli, de payer en cas de retour de meilleure fortune ".

M. Boyer est donc en train de veiller au règlement désormais proche du solde, avec l'accord de M. de Villegas. A liquider : le Centre européen de recherches et le Centre de recherche fondamentale dont les trois actionnaires sont Alain de Villegas, son fils et sa fille. M. Boyer, administrateur de la CER puis son président, a participé, en mars 1979, en tant que prête-nom pour 260 millions de francs belges à une augmentation du capital.

Autrement dit, il est maintenant le propriétaire en titre. En 1981-1982, après le départ de l'administrateur délégué, M. Philippe Halleux, qui avait déjà procédé à des ventes, il fait entrer comme administrateur chargé de la liquidation un de ses amis, M. Sidney Schore, " ancien attaché de presse de l'ONU à Genève, aujourd'hui à la retraite ". Un avocat, Me Van Cutsem suivrait aussi le bon déroulement juridique des choses. " Le hangar de l'aéroport de Bruxelles a été vendu récemment pour 800 000 dollars (environ 6 millions de francs) à une société allemande, ou bien anglaise, je ne sais plus. " La vente des avions devrait rapporter " 6 ou 10 millions de dollars ".

Au bout du compte, avec la vente des actifs (château, terrains et appartements), on devrait s'y retrouver, selon M. Boyer, qui affirme être toujours resté en contact avec ELF, dont il a vu des dirigeants, " il y a trois ou quatre mois à Paris, chez eux ".

M. Boyer connaissait-il M. Pesenti, industriel italien, premier financier du comte belge ? Très peu. " Il y a dix ans ", Me Viollet avait recommandé à ce financier de s'adresser à Daniel Boyer. Il voulait développer aux États-Unis une société d'assurances. " Laquelle ?

- Je ne sais plus.

- Ital Mobiliaire ?

- Oui, je crois que c'est ça. Pesenti, je l'ai rencontré deux fois.

- Et vos liens avec le Vatican ? C'est vrai ?

- C'est faux. "

Si M. Boyer possède une société d'édition, la Prelate Corporation, éditant en français des livres d'art sur les collections du Vatican, c'est tout simplement qu'il y a deux ans des " amis " lui ont proposé l'affaire et qu'il a passé contrat avec la maison Belser Verlag, " qui a, elle, le contrat avec le Vatican ".

Le SDECE ? " Je connais pas. " La CIA ? Il n'en a jamais, ô jamais, été membre. Il est en revanche vrai qu'il a rencontré à Paris " en 1976, je crois, par un ami journaliste et écrivain, Dominique de Roux, M. Savimbi, leader de l'UNITA antimarxiste en Angola. C'était au George-V, Savimbi m'a dit qu'il était en contact avec des Américains. J'ai compris que c'était la CIA et lui ai dit que ça ne valait rien, que c'était le Congrès qui comptait. "

Un signe de vie du comte

M. Boyer contacte donc un très influent sénateur pour lui recommander que l'Amérique appuie M. Savimbi en Angola. Son intervention, dit-il, échouera totalement, et voilà tout. Il n'est un agent d'aucun service mais " il a des gens comme moi qui, vivant à l'étranger, se sentent un peu responsables et veulent être utiles, en renseignant non pas la CIA mais des sénateurs ou des amis politiques ". Toutes ces rumeurs colportées dans la presse sont donc des calomnies qui lui portent un tort considérable vis-à-vis de ses clients, et surtout du Parti démocrate où l'on vient demander des renseignements sur lui.

Il a été président des démocrates résidant en France de 1978 à 1982. " J'étais très proche de Mme Roosevelt ; à Paris, tout le monde passait chez moi, les sénateurs, Mme Carter, Mondale, etc. " Dans ces conditions, si les explications qu'il donne aujourd'hui au Monde ne suffisent pas à arrêter cette vague, alors il s'expliquera devant la presse américaine, dira tout et surtout que les sociétés nationales françaises " n'obéissent pas aux réalités économiques et commerciales normales, mais sont sujette, comme ELF ou Renault, à des pressions politiques ".

Ce week-end, M. Boyer attendait que M. de Villegas lui donne à nouveau signe de vie. " Quand il m'a quitté à New-York, il partait pour Los Angeles assister à une conférence. Tout ce qu'il savait, c'était qu'on parlait de lui dans les journaux. Nous avons passé la journée ensemble. Je lui ai tout raconté. Il m'a dit que cela ne le regardait pas, que les gens étaient méchants, que c'était un complot communiste et qu'Aldo démontrerait qu'il n'y avait pas de faux. "

Finalement, ce qui navre M. Boyer, c'est le discrédit d'ELF dans cette affaire. Et puis sa femme est très malade. Il a beaucoup de soucis. Pas une seule seconde, il n'est possible de savoir s'il croit ce qu'il dit ou à quel moment il n'y croit pas. Il nous retéléphonera " parce que le Monde est un journal sérieux ".


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